| Documentation |
| Rapport sur la démolition du ridicule monument de la pierre stalactite ou monolite, érigé sur la place publique de Meyrueis |
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Suivant délibération du conseil municipal prise à l'unanimité moins la voix de Monsieur Sylvestre Vincent, promoteur principal de ce dit monument, la démolition en fut votée pour les motifs exprimés en la dite délibération qui est en date du 8 novembre 1846. Néanmoins il ne fut donné suite à la délibération qu'en 1849 sur l'insistante pression du conseil municipal et de la population, en vue d'effacer le reflet de ridicule qui s'étoit attaché à ce monument, et aussi pour déblayer la place de cet embarras. 1° Sous les yeux du conseil au moment où la démolition eut lieu, en mars 1849, M. de Roquedols se chargea de 19 barres courtes et deux longues pesant en bloc 85 kilogrammes, au prix de trente francs les 100 kilo, ce qui monte provenant de la grille : 29, 50 2° Le 21 juin 1850, Alban Maurin serrurier, pour se payer d'un compte en fournitures ou travail fait à la commune, pris de la grille 71 kilos à raison de 30 f, soit en tout pour 21,30 qui se compensèrent avec ce qu'il devoit suivant sa déclaration écrite mémoire. 3° Le 4 avril 1850, livré à Salzequillaire 26 kilos 1/2 de la dite grille au même prix que ci-dessus qu'il doit encore ; montent : 7, 95 4° Le 19 8bre 1852, livré à Maurice Arbus maréchal, 9 barres de la grille pesant 24 kilos, même prix que ci-dessus qui sont encore dus : 7, 20 5° En 1852, livré à Calixte Laget en ville, 3 barres de la grille pesant 8 kilos 1/2 au même prix qu'il doit encore : 2, 95 total ci 43, 20 Il reste encore en dépôt à la Mairie : 1° : 12 petites barres et six grosses longues ou courtes, pesant ensembles y compris le bout de barre en kilogrammes : 101 k. 2° : La porte de la dite grille aussi en fer pesant : 41 k. 3° : La flèche ou débris en fer de fonte : 31 total en kilogrammes : 173 Piédestal du monolite : 1° M. Pierre Vincent, en 1850, en pris dix mètre de long en marches à 90 c. le pan soit 2 f. le mètre, montant qu'il doit encore, le Maire n'ayant pas voulu toucher le prix : 20 f. Doit en outre M. Vincent autre pierre du piédestal à lui livrée en 1854 au prix de 22,95 2° Hyppolite Cabanel en pris 3 au prix de 7, 50 qu'il doit encore : 7,50 3° Le restant de la dite pierre furent employées en 1851 et 1852 pour former l'escalier du cimetière du temple protestant où on peut la voir placée. 4° La fameuse stalactite, après être restée longtemps couchée à un coin de la place exposée aux accidents et aux avanies du public, M. Calixte Maurin se prêta en 1854 à la laisser déposer dans son enclos, y compris le petit socle taillé qui est adhérent à la base de la pierre. M. Maurin fit les frais de ce charroi. La commune pourra en disposer à volonté, la pierre gisant encore à l'endroit où elle fut déposée au dit enclos. Le Maire déclare, en réponse aux insinuations malveillantes du percepteur, que jamais une seule des pierres qui proviennent du dit monument n'est entrée dans sa maison et qu'il ne s'est servi d'aucune autre pour escalier ni autre usage. Le Maire déclare en outre n'avoir touché aucun débris de la grille en fer. Meyrueis, le 7 mars 1856Certifié sincère par le Maire de Meyrueis soussigné Casimir Valibhouse1
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| Casimir Benjamin Valibhouse (1809-1892), notaire et maire de Meyrueis, neveu de Calixte Maurin. |
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